Ainsi, le Groupe MásMóvil va prendre le contrôle de l’opérateur après le lancement d’un OPA (Offre Publique d’Acquisition) du 100% de vos actions. L’OPA se fera par le biais de Kaixo Telecom, une société détenue à 100% par MásMóvil Ibercom.
L’opération a le 52,32% de soutien du capital actuel de l’opérateur, y compris Zegona et Kutxabank. L’offre a été communiquée à la CNMV, et sera entièrement effectué en espèces au prix de 11,17 euros par action d’Euskaltel, ce qui équivaut à une prime de 26,8% du prix moyen des actions au cours des six derniers mois, et 16,5% de plus que le prix actuel.
Le groupe conditionne l’opération pour atteindre au moins le adossement à 75% du capital social, et également que les autorités de régulation et de concurrence approuvent l’opération. Pour Meinrad Spenger, PDG de MásMóvil, l’opération «fera progresser la croissance du secteur en Espagne et est bénéfique pour les actionnaires, les employés et les clients, qui pourront bénéficier d’un accès à notre infrastructure fibre et mobile, ainsi qu’une augmentation d’investissements dans les territoires où il opère ».
L’opérateur affirme que cette décision renforcera sa position en tant qu’opérateur à la croissance la plus rapide en Espagne. Des opérateurs tels que Yoigo, MásMóvil, Pepephone, Llamaya, Lebara, Lycamobile et Hits Mobile, et continuera donc à renforcer sa position en tant que quatrième opérateur en Espagne.
MásMóvil a confirmé qu’il conservera les marques Euskaltel, R, Telecable et Virgin séparément, en plus de maintenir les employés actuels et leur siège social. De plus, elle affirme qu’elle investira dans le déploiement de la 5G et de la fibre au Pays basque, en Galice et dans les Asturies.

Si l’acquisition / fusion des deux groupes est consommée, MásMóvil aura presque 14 millions de lignes contractées, avec un revenu estimé à 2 700 millions d’euros, et avec 26 millions de foyers qui bénéficieront d’une couverture fibre avec MásMóvil, et 1 500 employés.
Ce mouvement confirme la tendance à la convergence que l’on observe dans différents secteurs stratégiques à travers l’Europe, parmi lesquels on retrouve la banque et les télécommunications. L’Union européenne souhaite qu’il y ait de moins en moins d’opérateurs et que la puissance de chacun soit plus concentrée pour faciliter l’investissement et l’expansion de ses infrastructures.
Curieusement, en janvier 2019, Orange et MásMóvil ont exclu de reprendre Euskaltel. A cette époque, en supposant une prime similaire à celle d’aujourd’hui, l’offre aurait été équivalente à 1 670 millions d’euros pour 100% de l’actionnariat.